Aujourdhui, réception de 3 galettes très attendues par mes esgourdes : 2 groupes dont on espère une serieuse confirmation après un premier album réussi, et un qui balance enfin leurs efforts sur un LP après quelques EP réussis.
The young knives - "Superabundance"
01. Fit 4 U 02. Terra Firma 03. Up All Night 04. Counters 05. Light Switch 06. Turn Tail 07. I Can Hardly See Them 08. Dyed In The Wool 09. Rue The Days 10. Flies 11. Mummy Light The Fire 12. Current Of The River
Leur précédent "Voices of animal and men" était truffé de petites bombes dans le pur style british pop-rock bien catchy comme il en pleut des dizaines chaque année £à bas en haut. Pas originaux non, mais de bonnes mélodies, des refrains efficaces, et une perpetuelle envie de faire bouger. Et comme pas mal de gens ont bougés là dessus, on leur a permis de remettre le couvert.
The Kooks - "Konk "
1. See The Sun 2. Always Where I Need To Be 3. Mr. Maker 4. Do You Wanna 5. Gap 6. Love It All 7. Stormy Weather 8. Sway 9. Shine On 10. Down To The Market 11. One Last Time 12. Tick Of Time
Difficile d'être passé à coté de ce quatuor de Brighton ces deux dernières années. Seul Yvan Colona s'il était resté en planque dans sa bergerie au milieu du maquis corse au lieu de sortir pisser sur le pied d'un flic qui perdu dans le coin, cherchait sa route, aurait été incapable de fredonner l'imparable "Ooh La" qui inonda les ondes radio. Leur premier album "inside in, inside out" fut un vrai carton, avec quelque 500 000 ventes, et un Olympia à la clé.
Des concerts (remarquables) à la pelle, histoire d'humidifier les culottes serrées dans les jeans slims de jeunes filles (et moins jeunes, ...voire moins filles également) émoustillées par le joli minois et les belles frisettes de Luke Pritchard, et voilà le groupe parti pour une belle carrière...à moins que la vague ne vienne s'écraser la gueule et parte en brume, sur le périlleux exercice du second album : le très attendu "Konk" (nom (moche) inspiré par le fameux studio londonien).
L'écoute du premier single lancé en pâture, Always Where I Need To Be, confirme leur capacité future à vendre encore plus de galettes, et à faire "hiiiiii-er" encore plus de midinettes....espérons juste que l'album soit un peu plus burné, car ça sent sacrément le biactol encore...
Elle Milano - "Acres of dead space cadets"
1. Laughing All The Way To The Plank 2. Meanwhile In Hollywood... 3. My Brother,The Astronaut 4. Stepkids In Love 5. Carousels 6. Curiosity Killed The Popstar 7. Katsuki & The Stilettoed Stranger 8. I Know It's Good But I'm Playing It Down 9. The Nightclub Is Over 10. Wonderfully Wonderful (All The Time) 11. This Is How It Ends 12. Swearing's For Art Students 13. Believe Your Own Hype Always
Egalement de Brighton, ce trio a su se démarquer en sortant 2 EP prometteurs : "Swearing for art's student" et le récent "My brother, the astronaut". Sonorité bien propre, essentiellement du a un chant (un peu trop) maniéré, et à une énergie qui peut vous sauter à la gorge à tout instant, balancée par un mélange détonnant guitares-piano, qui, moi, me font légèrement penser à du (bon) Muse. La mélancolie en moins ; avec eux, on a plutôt envie de s'amuser, que d'aller pleurer sur un chalutier en pleine mer, car elle est loin la chérie.
On va plutôt dire du Wombats pour le coté gai-luron alors.
Ce groupe avait attisé ma curiosité avec le titre Katsuki & The Stilettoed Stranger qui me fit bondir partout en criant "yhaouahhhouhh" à chaque écoute....jusqu'à ce que je me rende comtpe qu'il s'agissait d'un remix.
*soupir*
Mais bon, ça m'a au moins permis de m'intéresser au reste du travail de groupe, et de m'assurer qu'il allait falloir suivre Elle Milano d'assez près.
En ce 5 mars 2008, il y a un endroit de paris, où il y avait plus de moutons que dans les prairies des Pyrénées. Mais des moutons noirs. Des moutons venus suivre deux de leurs congénères dans une aventure auditive à mi chemin entre le prog-rock et du latino-bruitisme.
The mars volta se produisait en effet à l'Olympia pour la tournée de promotion de leur nouvel album : The bedlam in Goliath . Un nom toujours aussi étrange mais aussi caractéristique de leur discographie, après De-Loused in the comatorium ,Frances the mute etAmputechture . En bref, on ne sait pas ce que ça veut dire...
Né des cendres encore fumantes des furieux At the drive-in - je me rappelle encore du jour ou un ami, alors que nous étions tranquille à siroter un pastis en terrasse, me présenta ce groupe comme étant un mélange entre Nirvana et rage against the machine...(en gros, il voulait que j'écoute), et surtout du choc qui en suivi la première écoute de leur ultime album, Relationship of command - The mars volta est essentiellement le projet de 2 hommes : Cédric Bixler-Zavala et Omar Rodriguez-Lopez.
Un peu rebutés par le succès "grand public" grandissant, ils décident de mettre fin à at the drive-in ; les autres membres formeront le groupe de tâcherons Sparta...on comprend vite de qui venait l'inspiration et le talent du groupe d'El Paso. Nos deux chevelus semblent avoir une approche de la musique à part, très personnelle, et décident ainsi de suivre leurs envies, leurs pulsions, à travers mars volta...(auparavant nommé De Facto :mêmes personnes à un membre près...)
~~ Aparté à la con ~~
Ce qui est sympa, c'est que au moins, désormais, je sais que El Paso ne doit pas forcément me faire penser à :
~~ fin de l'Aparté à la con ~~
Le moins que l'on puisse dire, c'est que chacun de leurs albums naitront dans des circonstances parfois étranges, glauques...qui donneront lieu à des œuvres singulières, brutes, difficile d'approche...
Leur premier "De Loused in comatorium " connaitra cependant un certain succès tant critique que commercial, certainement un peu aidé par l'aura de leur ancien groupe, qui ne cessera de planer au dessus d'eux. Cet album narre la lutte contre la partie "maléfique" de l'esprit d'un homme tombé dans le coma après un abus de drogues. Tout un programme. Le tout inspiré par la fin de vie de Julio Venegas, un de leurs amis, qui des suites d'une prise de...mort aux rats (...), tomba dans un coma de 7 jours pendant lequel il fera d'étranges rêves, sources d'inspiration des chansons tordues de "de Loused..." Ce brave homme, une fois réveillé, alla cependant se jeter du haut d'un pont d'une autoroute, pendant un moment de grosse affluence. Visiblement, sa lutte, il l'a perdue. Afin d'enjoliver le tout, alors qu'ils assuraient la première partie des red hot chili peppers, Jeremy Ward, compagnon de la première heure, est retrouvé mort d'overdose d'héroïne.Classique. N'en jetez plus, la coupe est pleine.
Leur second essai, "Frances the mute", connaitra également un relatif succès, grâce en partie au single The widow.
The Mars volta - The widow
On commence cependant à avoir du mal à suivre nos chevelus touffus tout fou-fous. Morceaux trop longs parfois, ennuyeux souvent...dur de rentrer dans cette œuvre, inspirée par un journal intime trouvé par hasard dans une voiture... Omar est seul aux manettes : il écrit chaque partition pour chaque instrument, il fait enregistrer chaque zicos à part, sans qu'ils entendent ce que les autres jouent au rythme d'un simple métronome), et il produit le tout.
The mars voltaétant composé de musiciens genre virtuoses, ils choisissent de s'allier pour l'enregistrement de l'album suivant - "Amputechture " - d'un musicien genre anciennement génial devenu tâcheron radiophonique : John Frusciante. L'homme qui gratta sur les géniaux "Mother's Milk" et "Blood sugar sex magik" des red hot chili peppers, des riffs furieusement funkys (subway to venus, if you have to ask, give it away), parfois puissants (suck my kiss, good time boys), ... Mais l'aspirine et l'eau minérale l'usèrent.
John Frusciante, durant son fameux solo bi-note, de 2002.Il a mal.
Après 6 années d'absence, il revient tout propre sur lui et en lui, avec un gros nez sorti d'on ne sait ou, pour nous ennuyer légèrement sur "californication", mais surtout, pour nous polluer les oreilles avec les immondes "By the way" et "stadium arcadium". L'homme capable en concert de tenir un solo sur une note....fausse. Car en studio, les meilleurs producteurs US arrivent à régler le souci en général. L'homme qui n'arrive pas à jouer my friends en live, à l'inverse de toute personne commençant la guitare et ayant fini d'user la tablature de stairway to heaven. Ils furent bien plus inspirée en demandant à Flea, bassiste génial du même groupe de papys californiens, de participer à l'enregistrement de de "Loused in comatorium "...
Flea en slip : la classe.
La tournée qui suivre connaitra quelques moments forts en chocolat... Enfin...plutôt en urine en fait....qu'un tendu de la prostate décida d'en remplir une bouteille, avant de la lancer sur scène. Cédric Bixler-Zavala venait de râler contre les "slams" que n'apprécient pas trop le groupe de manière générale,... donc pas content le prostaté. Mais bon, du coup, pas super content les chevelus d'el paso non plus. Ils arrêtent donc le concert, et se barrent après que Cédric aie promis une prime, des goodies à l'effigie du groupe et des pass pour les concerts à volonté, et son amitié, à qui casserait la gueule de notre "ami" à la vessie soulagée, et lui ramènerait sa tête. Ambiance, ambiance...
Certainement dans le but de rentrer en contact avec l'esprit de ce nouvel "étêté", Omar, lors d'une tournée en Israël, offre a Cédric une planchette de Ouija. Vous savez, l'espèce de planche à pain avec des lettres dessinées dessus, sur laquelle se promène, suivant ce que l'esprit dans le coin veut raconter, un verre, un bidule en plastique ou autre.
Nos Jackson Five des années 2000, se seraient un peu loupés dans leurs incantations, et auraient croisé un esprit nommé Goliath. Qui leur soufflera donc quelques mots, phrases dont ils s'inspireront pour leur dernier album, le bien nommé "The Bedlam in Goliath ". Comme chacun sait, parler aux esprits, c'est cool, mais après, on en chie. Et donc, d'étranges phénomènes viendront perturber l'enregistrement de cet album, comme la dépression nerveuse de leur ingé son, qui du coup refusait de leur rendre ce qui avait été fait, l'inondation du studio d'enregistrement d'Omar, la disparition pure et simple de morceaux enregistrés, la nouvelle inondation du studio d'enregistrement d'Omar...
Une fois l'album "maudit" terminé, Omar est allé enterrer cette bonne vieille planche de Ouija, dans un endroit que seul lui connait. Probablement histoire de conjurer ce mauvais sort, un jeu vidéo "Goliath: The Soothsayer", basé sur l'album "The Bedlam in Goliath " est disponible. Le groupe organise aussi de temps à autres, des messes de purification, de tout ce mal apporté par ce jeu interdit, ... des rassemblement où ils convient donc toute personne prête à débourser 35€, pour y participer. Moins chiant que de faire la quête.
L'une de ses messes se déroulait donc le 05/03 à l'Olympia de Paris. Et en tant que fidèle, moi, mes prières, et mon porte feuille allégé de 35€ y étions.
Pour résumer : 3 heures non stop pour une vraie putain de performance, un putain de show... C'est vrai que l'on s'éloigne du "concert" comme on l'entend habituellement - une replongée simple dans les albums avec un peu plus de vitesse et de fausses notes, et quelques "bonjouw pawis" entre les morceaux - et que ce n'est pas toujours évident de rester accroché... Mais à la limite, certains passages sont faits pour décrocher justement,... Penser à autre chose, en étant accompagné par des sons, des improvisations bruitistes... S'assoir un moment, souffler... Car on sait que ça va repartir fort.
Et ça ne rate pas.
BAMMMMMMMMMMM, les voilà repartis avec une parfaite synchronisation, dans une nouvelle accélération brutale et puissante pour une fin de morceau ébouriffante, que l'on accompagne de "putain, c'est des malades", "rooohhh les dingues"... Ces gars sont vraiment dans leur monde, et ils se contrefoutent qu'on y rentre pas avec eux. (communication=0, déformation des morceaux...).. Ca peut passer pour un non respect du public qui a foutu 35€ dans sa place...mais je voyais plutôt ça comme partie intégrante du show Mars volta...
On vient pas pour les entendre dire qu'ils adorent Paris, que ça fait longtemps qu'ils ne sont pas venus, que Bush c'est trop un batard, que la guerre, c'est pas cool, et que les dauphins sont en perdition. C'est un groupe d'extra terrestres, ici pour montrer ce qu'ils savent faire. Ca fait un peu touchage de nouille par moment...mais comment ne pas être épaté par le talent d'Omar? Ce guitariste est un putain de génie! Capable de pondre un gros riff basique que Tom Morello de Rage against the machine aurait pu enfanter, et d'enchainer avec un solo de 15 minutes avec la reverb à fond sur 3 notes, puis repartir sur un riff limite heavy metal...
Le tout suivi parfaitement par un batteur ...époustouflant...genre 6 bras et 6 jambes, doublés parfois de 2 gars aux percus (dont le frère d'Omar)...et ça ne s'arrête jamais...les grosses illustrations derrières changent sans que l'on s'en aperçoive, leur lanterne balance un effet stroboscopique... On en prend plein les mirettes en plus des cages à miel !
Et puis le Cédric...bordel...certes, ça n'est pas toujours très juste, ...mais avec la voix qu'il a, comment ne pas dérailler parfois en live? Difficile de le lui reprocher en tout cas aux vues de l'énergie dépensée avec ses danses, ses transes... Rarement j'avais vu un chanteur aussi habité par des passages instrumentaux interminables...
Une bien grosse baffe donc au final. Cela confirme que décidément, les concerts dans cette salle, sont rarement anodins : Beck (tournée midnite vultures), Arcade fire (tournée neon bible) et McCartney, ont précédé Mars volta ...seul celui de bloc party restera anecdotique à coté (en même temps, le groupe même l'est à coté des groupes précités). Des albums toujours entourés d'une certaine aura "maudite" (qui permet surtout d'alimenter le "mythe" de ce groupe (o)culte), des concerts marathons à la puissance de la "grosse bertha" alliée à la magie de Voldemort, nos moutons noirs tracent leur chemin...
Focus :
At the drive-in - "Acrobatic Tenement" (1996)
1. Starslight 2. Schaffino 3. Ebroglio 4. Initiation 5. Communication Drive-in 6. Skips on The Record 7. Paid Vacation Time 8. Ticklish 4:35 9. Blue Tag 3:17 10. Coating of Arms 11. Porfirio Diaz
At the drive-in - "Relationship of Command"(2001)
1. Arcarsenal 2. Pattern Against User 3. One Armed Scissor 4. Sleepwalk Capsules 5. Invalid Letter Dept. 6. Mannequin Republic 7. Enfilade 5:01 8. Rolodex Propaganda 9. Quarantined 10. Cosmonaut 11. Non-Zero Possibility 12. Extracurricular 13. Catacombs
At the drive-in - One armed scissor
The Mars volta - "De loused in Comatorium"(2003)
1. Son Et Lumière 2. Inertiatic Esp 3. Roulette Dares (The Haunted Of) 4. Tira Me A Las Aranas 5. Drunkship Of Lanterns 6. Eriatarka 7. Cicatriz Esp 8. This Apparatus Must Be Unearthed 9. Televators 10. Take The Veil Cerpin Taxt
The mars volta - televators
The Mars volta - "Frances the Mute"(2005)
1. Cygnus...Vismund Cygnus 2. The Widow 3. L'Via L'Viaquez 4. Miranda That Ghost Just Isn'T Holy Anymore 5. Cassandra Geminni 6. Tarantism 7. Plant A Nail In The Navel Stream 8. Faminepulse 9. Pisacis (Phra-Men-Ma) 10. Con Safo 11. Multiple Spouse Wounds 12. Sarcophagi
The mars volta - L'Via L'Viaquez
The Mars volta - "Amputechture"(2006)
1. Vicarious Atonement 2. Tetragrammaton 3. Vermicide 4. Meccamputechture 5. Asilos Magdalena 6. Viscera Eyes 7. Day Of The Baphomets 8. El Ciervo Vulnerado
The mars volta - Asilos Magdalena The Mars volta - "The Bedlam in Goliath" (2008)
Je prend enfin le temps d'écrire des comptes rendus un peu plus complets par rapport aux artistes vus.
Je me désespère aussi du nombre de reviews en retard...mais bon, je vais essayer d'utiliser ma semaine actuelle, à priori, un peu plus light, pour rattraper ce retard...
Donc à venir, si tout va bien :
- Mars volta @ Olympia
- MGMT @ maroquinerie
- Foals + operator please + Kennedy + Housse de racket à la maroquinerie
Je vais être franc, j'ai pris cette place plus pour aller voir 2 licornes mortes et non 6 îles...
Voilà une phrase, qui, sortie de son contexte, ne veut strictement rien dire. Je la refais donc en l'anglicisant:
Je vais être Livre sterling, j'ai pris cette place plus pour aller voir 2 anciens Unicorns que 6 Islands .
La découverte du - malheureusement unique - album, "Who will cut our hair when we're gone" (il faut quand même assez frappadingue pour aller dénicher un titre pareil...le froid canadien doit avoir des effets étranges sur certaines parties du cerveau), fut certainement l'une des plus grandes et belles découvertes de l'année passée... The Unicorns , dont un illustre groupe assurait souvent la première partie : the arcade fire.
Cruelle déception lorsque j'appris, du coup à retardement, la fin de ces licornes roses...
Mais c'est alors que...
J’apprends qu'ils forment un nouveau groupe, nommé Islands!
Plus précisément, les anciens chanteur et batteur des Unicorns, rejoints par un nouveau bassiste et 2 frères violoncellistes - clavier-mélodica-triangle....pour former une bien belle famille.
Je me précipite donc sur leur album "return to the sea"...et....bah l'enthousiasme retombe assez vite : malgré un album de toute évidence brillant, la déception prend le dessus : je dois me faire à l'idée que les Unicorns sont bel et biens morts.
I was born a unicorn I could of sworn you believed in me. Then how come all the other Unicorns are dead?
ouais, bah maintenant, je sais...
Non pas que le virage soit à 180°, ni même à 90° : la direction est toujours la même, le chemin choisi est simplement différent, plus sinueux, moins accessible. Depuis cette période, je n'ai jamais choisi d'approfondir l'album d'Islands, mais persisté dans mon culte des Unicorns en me procurant leurs EP:
The unicorns - 2014
1. The Unicorns: 2014 2. Emasculate The Masculine 3. Evacuate The Vacuous 3:20 4. The Unicorns: 2014 (Demo Version)
L'annonce de la date (unique en France) au Point FMR d'Islands à réveillé chez moi un regain d'intérêt pour cette troupe canadienne. Je me replonge ainsi dans "return to the sea", et y découvre enfin certaines pépites, notamment la géniale Rough gem.
Islands - Rough gem
En avant donc pour une soirée sur les bords du canal st martin, dont la salle du point éphémère occupe une partie du quai.
La première partie sera assurée par le trio parisien de Revolver , qui assumeront leurs influences affichées telles Elliot Smith ou les kinks, auxquelles je rajouterai sans trop prendre de risque, les Beatles, dans un set d'à peu près 30-35 minutes, où le mélange de guitares acoustiques et de violoncelle provoqua chez moi la somnolence, voire l'ennui. Le reste de la salle étant plus enthousiaste, leur prestation dut être cependant de qualité.Ou bien ils ont beaucoup d'amis. Une qualité selon moi : ne pas revenir en rappel.
Nous prenons place au centre de la fosse afin d’avoir une vision correcte de la prestation d'Islands. Et la chose vaudra vraiment le coup d'œil.
Mélange parfait entre anciens et nouveaux titres (un nouvel album, Arm's way, devrait voir le jour le 20 mai), avec le pari de jouer les nouveaux en démarrage. Autant habituellement, je n'aime pas trop être trimballé dans une suite de morceaux qui me sont inconnus, autant ici, rien à redire. Ces chansons à tiroir, dont tu ne sais jamais si elle termine, ou bien si elle va repartir de plus belle sont un vrai bonheur auditif...
Meme si celà a pour effet de vous faire tomber dans la solo-applau-phobie. Cette maladie, passagère, vous paralyse au moment de la baisse de volume d’un morceau en concert, jusqu'au moment où la majorité des gens autour ont commencé à applaudir. En effet, il est terriblement gênant de se retrouver au milieu de fans plutôt hardcore, et de commencer à applaudir SEUL pensant la fin d'un morceau que 95% des gens autour de vous savent à la moitié. Je sais pas si ça vous parle...moi si. Dans ces moments là, on se demande pourquoi l'on est pas à Tombouctou, ou a Véra Cruz.
La voix de Nick Diamonds nous rappelle sans mal, les belles heures des Unicorns(même s'ils n'apprécient pas trop qu'on les y compare me semble-t-il), ...certaines mélodies, certains arrangements également.
Mais bon, ...après une bonne heure de cette pop délurée, joyeuse et foutraque,...rideau....point de swans, et encore moins de rough gem...
Mais Ô surprise, un rappel !
~ Instant nostalgie ~
Je me rappelle une époque où je trouvais ces rappels magnifiques, en m'imaginant vraiment privilégié par rapport aux autres concerts, chanceux de les voir revenir, pour nous..pour moi...pensant cet évènement unique....
Alors qu'une bonne centaine de concerts plus tard, la surprise vient plutôt lorsque ce rappel ne vient pas...
~ Instant nostalgie: FIN ~
Visiblement, une chose rare chez les Islands que ces rappels...on m'avait en effet parlé d'un groupe assez prétentieux, loin du public, préférant se tripoter l'instrument plutôt que de faire jouir la foule...
Voilà qui fera mentir ces dires, puisque, ce n'est pas un rappel auquel nous aurons droit, mais deux.
Le premier verra une reprise de Sinead O’connor suivi du très attendu Swans. Quand on connait la propension à faire trainer leurs morceaux en concerts...en plus de la durée relativement longue des titres originaux : nous en avons grandement eu pour nos oreilles.
Second rappel : rough gem.
J'ai joui jusqu'aux oreilles, j'ai souri tout mouillé.
Focus:
The Unicorns - Who will cut our hair when we're gone ?
01. I Don't Wanna Die 02. Tuff Ghost 03. Ghost Mountain 04. Sea Ghost 05. Jellybones 06. The Clap 07. Child Star 08. Let's Get Known 09. I Was Born (A Unicorn) 10. Tuff Luff 11. Innoculate The Innocuous 12. Les Os 13. Ready To Die
Clips :
The unicorns - tuff ghost
The unicorns - i was born a unicorn
Islands - Return to the sea
01. Swans (Life After Death) 02. Humans 03. Don't Call Me Whitney, Bobby 04. Rough Gem 05. Tsuxiit 06. Where There's A Will There's A Whalebone 07. Jogging Gorgeous Summer 08. Volcanoes 09. If 10. Ones 11. Bucky Little Wing (Hidden Track)
Clips :
Islands - Rough gem
Islands - Arm's way
1. The Arm" 2. Pieces Of You" 3. J'aime Vous Voire Quitter" 4. Abominable Snow" 5. Creeper" 6. Kids Don't Know Shit" 7. Life In Jail" 8. In The Rushes" 9. We Swim" 10. To A Bond" 11. I Feel Evil Creeping In" 12. Vertigo (If It's A Crime)"
Ma présence à la soirée du samedi 1er mars, soyons sincère, devait essentiellement, voire uniquement à la première date française de Jim Noir , enfin rappelé à Paris après une annulation malheureuse lors du festival des inrocks en 2006.
Il venait alors présenter son premier album Tower of love, véritable compilation de perles aux mélodies imparables, et inoubliables…
A tel point que les publicitaires ne tarderont pas à faire appel à certaines de ces chansons, comme eanie meany pour Adidas, ou my patch pour conforama.
Jim Noir - Eanie Meany, chez adidas
Ce tout récent « festival minimum » était une occasion en or d’enfin voir le bonhomme sur scène.
Fugu : Juste pu voir les 4 derniers titres. Le temps de trouver le tout bien sympathique, entrainant, joliment amené par le chanteur et sa belle guitare acoustique. J’aurais bien aimé voir la totalité mais bon, un certain RETARD m'en a empêché.
David Mead : On m'en avait maintes fois vanté les mérités. Donc j'étais curieux d'en voir le rendu en live, sans avoir encore pu écouter son album. D'abord surpris de voir ce bonhomme seul avec son piano sur scène. Puis très vite conquis par une voix sublime. Un humour et une décontraction entre les morceaux pour emballer le tout, n’en jetez plus, la coupe est pleine ! Un set trop vite terminé.
Luke temple : Une chemise de bucheron, une espèce de toque en poil sur la tête pour le chanteur, un combo synthés-grosse caisse pour son compère, et en avant pour 40 minutes d'ennui total. J'ai vu des gens dormir a coté de moi, au fond de la salle...et des gens se réveiller au son du mélodica hurlé lors du dernier titre en duo avec des membres de Alban Derayer. J'avais l'impression qu'on venait de m'assommer, ou d'avoir mangé un clafoutis au lexomil. Enfin bref.
Et donc Jim Noir pour conclure : Un des albums de l'année 2006 pour moi (même s'il fut perdu pour les charts annuels à cause d'un vortex temporel digne de Lost), qui tourna en boucle pendant des mois... Je souris toujours niaisement quand j'entends la pub conforama passer à la tv. Son annulation au festival des inrocks en fin 2006 m'avait profondément déçu... J’attendais donc énormément de ce monsieur. Je pensais en effet trouver sur scène un monsieur, à cause de ses clips, de ses photos, où il paraissait toujours costumé, bien sapé, maquillé etc...et aussi de cet album si riche, doux, mélodieux, profond... Et là, débarque un grand maigrichon, au look très Nerd, avec son bonnet vert immonde vissé sur la tête, ou plutôt collé par ses cheveux gras. Timidement, avec des gestes un peu maladroits, il commence son set devant une salle à moitié vide (les gens étant surement allés prendre 8 cafés pour se réveiller de Luke temple). Eanie meany démarre, et bon bah moi je n’ai pas touché terre jusqu'aux dernière notes de Happy Day today, titre joué en rappel.
Je dirai 70% de titres de son prochain album éponyme, et le reste issus de Tower of love (eanie meany, my patch, computer Song...). Des nouveaux titres prometteurs ouais.
Les harmonies vocales sont vraiment bien rendues en duo avec madame clavier. J'avais un peu peur à ce niveau…
Un peu déçu que my patch soit à ce point karaokétisé...
Le groupe l’accompagnant était assez moyen, avec un batteur dans le genre "rien à foutre", qui coupe 2-3 fois Jim noir alors en train de tenter de converser...moyen. Jim Noir m'est apparu vraiment simple, sympathique et content d'être là, surpris aussi d'être rappelé en fin de set...
1. My Patch 2. I Me You I'M Yours 3. Computer Song 4. How To Be So Real 5. Eanie Meany 6. Tower Of Love 7. Key Of C 8. Turbulent Weather 9. Turn Your Frown Into A Smile 10. A Quiet Man 11. Eanie Meany 2 12. The Only Way
Clips :
Jim Noir - Eanie Meany
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Jim Noir - My Patch
Jim Noir - In the key of C
Jim Noir - Jim Noir:
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1- Welcome commander jameson 2- All right 3- What u gonna do 4- Don't you worry 5- Ships and clouds 6- Happy day today 7- Look around you 8- Good old vinyl 9- Same place holiday 10- Day by day by day 11- Welcome CJ 12- On a different shelf 13- Forever endeavor
David Mead - Tangerine:
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1. Tangerine 2. Hard To Remember 3. Trouble With Henry, The 4. Chatterbox 5. Reminded #1 6. Hunting Season 7. Fighting For Your Life 8. Sugar On The Knees 9. Hallelujah, I Was Wrong 10. Suddendly, A Summer Night 11. Making It Up Again 12. Choosing Teams
Tu aimes les séries sous psychotropes, surlignées aux stabylos jaunes et verts et roses fluos, qui parlent du jeune d'aujourd'hui, mais du jeune un peu abruti mais surtout terriblement attachant, tu aimes les bandes sons qui te font jouir des oreilles, et l'angleterre et ses "clichés"(ou pas) ?
(1) - tu aimes ou aimeras Skins.
Tu kiffes le son qui fait danser, le son qui groove, le son qui gratouille la plante des pieds et guiliguilite les dessous de bras ?